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Vanlife au féminin : comment surmonter la peur de voyager seule en van

Publié le: 24 avril 2026
Auteur: Caroline Gagné (La Prof en Van)

Il y a un mythe qui clash avec la vanlife au féminin : l’idée que ce mode de vie est réservé à une poignée de gens parfaits dans un décor parfait : Une grosse van bien équipée, une vie sans stress, un compte en banque confortable… et idéalement, quelqu’un assis à côté de toi pour partager tout ça.

Ben non: la vraie vie en van, c’est pas ça. Et heureusement !

Parce que sinon, une grande partie des femmes ne partiraient jamais. Parce qu’on nous a longtemps laissé croire que partir seule, en tant que femme, c’était risqué, voir même presque irresponsable. Comme si la liberté venait avec une clause invisible écrite en petites lettres : « pas pour toi c’est trop dangereux ».

Mais la vérité, c’est que la peur est un signal sur lequel tu ne dois pas t’empêcher : Il faut que tu apprennes à l’apprivoiser. Ok ça ne se fait pas en criant ciseaux ! Mais voici maintenant des trucs, astuces, de femme à femme que tu pourras essayer parce que ta liberté c’est précieux !

1. Commence par les regarder en face. Les nommer. Les comprendre. Pas les fuir en scrollant des reels de vans parfaites à coucher dehors dans des paysages irréels. Non. Tu dois revenir à toi :

Qu’est-ce qui me fait peur, exactement ?

Parce qu’il y a une grande différence entre une peur réelle… et une peur amplifiée par ce qu’on nous montre. Je te confirme d’amblée qu’après quelques conférences avec des femmes, nous avons toutes la même peur : les maudits maniaques…

Une fois identifiées, ces peurs qui t’empêche d’avancer un peu plus vers ta liberté, peuvent se travailler. Tu vas te demander comment ?

2. S’informer, par exemple dans des groupes de Vanlife pour comprendre les endroits, les pratiques sécuritaires, les habitudes des autres vanlifers, je peux te dire que ça enlève une bonne couche d’inconnu. Et l’inconnu, c’est souvent là que la peur fait son nid.

3. Ensuite, il y a l’entraînement. Pas celui avec un sifflet et un chrono. Celui de la vraie vie. Tu peux commencer dans ta cour par exemple. Dormir une première nuit proche de chez soi. Aller chez des amis. Tester. Ressentir. Ajuster. On ne part pas à l’autre bout du monde du jour au lendemain. On construit petit à petit, le muscle invisible qui s’appelle la confiance.

Précision : Et cette confiance-là, elle ne vient pas toute seule. Elle se nourrit de tes expériences, mais aussi de ta capacité à te connaître. Pose-toi les bonnes questions mais la plus importante est :

Suis-je prête à contrer ces peurs ?

Parce je t’annonce fille qu’attendre de ne plus avoir peur avant de partir… c’est attendre longtemps. Tu es épatée right ? Tu pensais que moi je n’avais pas peur ? Je t’annonce que NON, j’ai toujours peur quand je pars seule… Je l’avoue mais j’ai appris à les apprivoiser, comme un petit paquet de gerbilles effrayées.

4. Apprivoiser ses peurs, c’est aussi anticiper. Pas dans le sens de paniquer à l’avance, mais dans celui de se préparer intelligemment. Savoir où tu vas. Avoir un plan. Penser à des solutions pour les pires scénarios, même si tu ne les utiliseras probablement jamais. Parce que c’est rassurant pour ton cerveau. Et un cerveau rassuré, c’est un cerveau qui te laisse un peu plus tranquille la nuit pour dormir.

Donc, parlons-en, de la nuit. Le moment où tout devient plus grand. Les bruits, les pensées, les scénarios imaginaires. Là, il faut apprendre à se rationaliser. Revenir au réel. Se rappeler que 9 fois sur 10, ce que tu entends… Ce n’est pas ce que tu penses. Combien de fois je me suis levée en riant en pensant à tout ce que j’avais imaginé… Ça se raconte pas !

5. Respirer. Se recentrer. Se dire : « en ce moment, je suis correcte et en sécurité dans ma van barrée qui est kasi impossible à défoncer ». Parce que la peur aime le futur. Elle déteste le moment présent.

6. On garde aussi des réflexes simples mais puissants : stationner de façon stratégique de manière à partir rapidement, garder ses clés et son téléphone à portée de main, ne pas exposer sa position en direct sur les réseaux sociaux.,

À noter : ce ne sont pas des gestes de peur. Ce sont des gestes de pouvoir, plus tu les intègres, plus tu te sens solide.

7. Apprendre à se détacher du regard des autres fait aussi partie du processus. Parce que oui, il va toujours y avoir quelqu’un pour te dire que ce n’est pas une bonne idée. Que ce n’est pas sécuritaire. Que ce n’est pas pour toi. Mais à un moment donné, il faut choisir : écouter les peurs des autres… ou construire sa propre réalité.

Et ça commence dans la tête.

8. Avoir une pensée positive, ce n’est pas vivre dans un monde de licornes. C’est décider consciemment de nourrir ce qui te fait avancer plutôt que ce qui te freine. Visualiser que ça va bien se passer c’est aussi se voir réussir. Ça peut sembler simple. Mais c’est puissant.

9. Comme essayer un nouveau sport. Se challenger. Sortir de sa zone de confort ailleurs dans sa vie. Tout ça nourrit la même chose : ta capacité à croire en toi. Pour terminer, il reste une étape essentielle :

Accepter sa peur.

Pas la combattre. Pas la nier. L’accueillir comme une passagère un peu stressée qui s’assoit à côté de toi dans la van. Ta peur peut être là, mais elle ne conduit pas. Peut-être tu découvriras que tu es beaucoup plus capable que tu le pensais ! Mais il y a un autre élément qui fait toute la différence : ne pas rester seule avec tout ça.

10. Il ne faut pas se gêner d’aller chercher de l’aide extérieure, ça peut être un professionnel, un coach… ou une communauté.

Et c’est là que quelque chose de vraiment beau se passe.

11. C’est là que je plogue : Vanlife Québec au féminin, le groupe que j’ai fondé. Tu sais que c’est bien plus qu’un groupe Facebook? C’est un filet de sécurité invisible. Un endroit où tu peux dire « j’ai peur » sans te sentir faible. Où tu peux poser des questions concrètes, partager tes expériences, apprendre des autres. Et surtout, où tu peux participer à des événements, rencontrer d’autres femmes, voir concrètement que c’est possible.

Parce que voir quelqu’un d’autre le faire… ça change tout. Ça rend le rêve accessible. Ça rend la peur plus petite. Et parfois, ça te donne juste le petit push dont tu avais besoin…

Donc tu commences quand fille ?

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