Publié: 27 août 2024
Auteur: Audrée Huard
Avant de vous embarquer dans ce parcours, vous avez surement une tonne de questions, on en avait beaucoup aussi. Avec Zak qui grandit à vue d’œil, on pense déjà aux possibilités qui s’offrent à nous : l’école en établissement, l’école à la maison, un mix des deux? Par chance, on a pu s’entretenir avec Stéphanie Demers, une professionnelle en éducation depuis plus de 17 ans pour nous aider à y voir plus clair.
En 2021, face au chaos scolaire et aux difficultés des parents durant la pandémie, Stéphanie a créé Rattrapage Scolaire pour offrir des outils et des capsules éducatives afin de soutenir l’apprentissage à domicile. Aujourd’hui, elle complète le système scolaire en conseillant les parents, en coachant de jeunes enseignants, et en organisant des conférences, ce qui lui permet de retrouver sa passion pour l’enseignement grâce aux progrès de ses élèves et aux retours positifs des parents.
Voici donc en rafale les questions qu’on lui a posées.
Non, il n’existe pas de programme officiel distinct. En réalité, le programme éducatif est identique à celui des enfants scolarisés en établissement, mais il est supervisé par la Direction de l’enseignement à la maison (DEM). Le parent doit donc inscrire son enfant auprès de la DEM (en ligne sur le site gouvernemental) et informer l’école. Selon la loi, l’enfant doit être inscrit soit à l’école, soit auprès de la DEM.
Les exigences et attentes ministérielles à la fin de l’année scolaire sont identiques aux enfants scolarisés en établissement et portent sur les mêmes compétences. La principale différence réside dans le suivi des apprentissages, évalué à travers des bilans réalisés deux fois par an, en février et à la fin de l’année scolaire. Ces bilans ne sont pas des examens et peuvent être effectués par divers intervenants, y compris les parents ou des enseignants associés à une entreprise privée. En revanche, l’enfant doit passer les évaluations ministérielles obligatoires en même temps que les autres enfants. Il obtiendra son diplôme s’il réussit ses examens.
Oui, il n’y a aucune restriction à ce sujet. L’enfant peut faire sa 1re et sa 2e année à l’école, puis faire de la 3e à la 6e année à la maison, et vice-versa. De plus, un parent dont l’enfant est scolarisé en établissement peut choisir de passer à l’enseignement à domicile en cours d’année si cela ne se passe pas bien à l’école.
Oui, il y a des services d’aide pour les parents. Voici quelques ressources :
Il est également à noter que la Direction de l’enseignement à la maison (DEM) assure un suivi avec le parent, en chargeant un.e enseignant.e associé.e d’examiner le bilan des apprentissages, de veiller à la progression de l’enfant et de s’assurer du respect du programme d’apprentissage.
L’enfant doit suivre le programme d’éducation québécois, le parent doit donc rédiger un programme d’apprentissage. Le site gouvernemental propose des canevas pour aider les parents à élaborer ce programme, afin de garantir que toutes les compétences prévues sont couvertes. À la fin de la 1re année, en juin, la personne responsable du dossier vérifiera que le programme d’apprentissage a été correctement rempli et que l’enfant a acquis les connaissances nécessaires pour passer en 2e année par exemple.
Oui, cela peut se produire. Un des avantages de l’école à la maison est que l’enfant peut redoubler une seule matière. Par exemple, si votre enfant rencontre des difficultés en mathématiques, il pourrait être en mathématiques de 2e année tout en étant en 3e année pour les autres matières. Cela permet de respecter le rythme d’apprentissage de l’enfant, car on adapte l’enseignement à sa progression individuelle.
C’est un mythe. Il s’agit d’une crainte chez plusieurs parents, cependant il est rare que les parents restent enfermés avec leurs enfants à la maison. Les parents, tout comme les enfants, cherchent à sortir et à rencontrer des amis. Sur la page Facebook de l’AQED, de nombreux groupes partagent des événements de rencontre. Les sorties éducatives sont d’ailleurs une exigence du programme d’apprentissage. L’horaire flexible et l’absence de cloche permettent souvent aux enfants de socialiser durant leur journée. En général, les parents organisent l’école le matin et prévoient des sorties l’après-midi.
L’école d’aujourd’hui a évolué par rapport à l’époque où l’enseignant se contentait de transmettre les contenus de manière unidirectionnelle. Désormais, l’accent est mis sur la relation avec l’enfant, qui est placé au cœur de ses apprentissages. On privilégie des expériences concrètes pour aider l’enfant à comprendre les concepts. Avec les ressources disponibles, tout parent souhaitant enseigner à son enfant a les capacités nécessaires pour y parvenir. Avec de la volonté et de la persévérance, tout est possible!
La relation entre le parent et l’enfant ne sera pas toujours facile et harmonieuse lorsqu’il s’agit d’apprentissage. C’est pourquoi la présence d’une tierce personne dans l’équipe, tel que proposé par Rattrapage Scolaire, peut grandement améliorer cette relation. Cela soulage également les parents de la pression de devoir réussir ce parcours seul. Malgré les hauts et les bas inévitables, ce parcours apportera beaucoup plus de bénéfices que de négatif.
L’implication des parents est essentielle. Souvent, cela implique qu’un parent cesse de travailler pour se concentrer sur l’éducation, en s’occupant de la planification des leçons, du suivi des activités et de la gestion des horaires. Pour éviter que les enfants ne passent trop de temps devant un écran, les parents doivent aussi organiser des pauses et des activités à l’extérieur. Une bonne organisation, avec des horaires fixes, est la clé pour maintenir une routine stable. Les matières demandant plus de concentration, comme le français et les mathématiques, sont généralement enseignées le matin, tandis que l’après-midi est consacré à des matières plus légères comme l’anglais, les arts et les sciences.
Avantages :
Inconvénients :