Charger son téléphone, conserver ses provisions au frais, prendre une douche chaude: merci à l’énergie des batteries auxiliaires pour van de rendre toutes actions possibles! 

Or, les batteries ne s’équivalent pas toutes. Si la nouvelle technologie de batterie au lithium semble se démarquer, en vaut-elle le coût? 

Lithium, AGM, plomb-acide: l’évolution des batteries auxiliaires pour van

Il y a quelques années, le propane était omniprésent en tant que source d’énergie dans les vans aménagés. Il faut dire qu’encore plusieurs fabricants de fourgons intègrent le propane à leur design. Son entretien, son aspect peu écolo et la question des assurances rendent son utilisation désuète aux yeux de certains. Pour d’autres, c’est une recette gagnante qui a fait ses preuves.

Parallèlement, la batterie acide-plomb a longtemps été la batterie à décharge profonde vers laquelle se tournaient les van lifers. Puis, sa variante, la batterie AGM (Absorbed Glass Mat) est arrivée sur nos tablettes. Si le liquide interne de ces deux types de batteries est similaire, c’est la technologie d’assemblage qui s’est améliorée avec l’AGM. L’électrolyte – la substance conductrice composée d’ions servant à faire voyager les électrons (allô les cours de chimie-physique du secondaire!) – n’est pas libre. Il est absorbé par des séparateurs de fibres de verre. Une petite différence qui offre un paquet d’avantages. 

Une nouvelle technologie de batteries auxiliaires pour van a fait son apparition sur le marché nord-américain au cours des cinq dernières années: la batterie au lithium. 

Présentement, elle est sous le feu des projecteurs en partie grâce à son utilisation dans les véhicules électriques. Alors que la Tesla est équipée d’une batterie lithium-ion, qui contient un électrolyte liquide inflammable, la batterie qui sert à alimenter une van en énergie auxiliaire est composées de lithium-fer-phosphate (LiFePo4). Vraiment pas la même chose. Et beaucoup plus sécuritaire! La LiFePo4 est la seule de sa famille qui soit stable et non inflammable. C’est donc celle qui nous intéresse ici. 

Prometteuse, la batterie au lithium LiFePo4 comporte de multiples avantages. C’est aussi celle au prix le plus élevé. 

En effet, il faut prévoir environ 1 000$ à 1 500$ pour une batterie au lithium de 12V. À tension égale, une AGM 12V coûte 250 à 500$. Et une batterie acide-plomb, environ 200 à 350$. 

Cycles charge-décharge et durées de vie

Le cycle de charge-décharge, c’est probablement l’élément qui a le plus gros impact sur notre quotidien. Un cycle équivaut à une charge complète suivie d’une décharge complète. On sait que l’AGM ne doit jamais être déchargée à plus de 80% de sa capacité. Les batteries acide-plomb, jamais à plus de 50%. Sinon quoi? On les abîme de façon irréversible. Et on réduit leur durée de vie.

Quant à la batterie au lithium, on peut la vider au complet. À terre. À 100%. 

Et ça, ça a trois avantages.
1. Étant donné qu’on peut utiliser une seule batterie au lithium, dont le poids est environ de 24 lbs, au lieu de deux batteries acide-plomb, qui totalisent 120 lbs, pour délivrer la même énergie de 1280Wh (12.8V, 100Ah), on sauve de l’espace et du poids.

2. On n’a plus besoin de penser à la progression de charge de notre batterie et au seuil à ne pas dépasser.
3. On augmente le nombre de cycles que peut faire la batterie. Résultat: sa durée de vie s’en trouve prolongée de façon spectaculaire. 

Une batterie au lithium peut accomplir 2 500 cycles selon l’entreprise québécoise Énergie Volthium, qui fabrique des batteries au lithium LiFePo4 12V et 24V. 

Donc, si les cycles sont effectués sur une base quotidienne, dans une douzaine d’années, il y aura encore une intégrité d’environ 85% au niveau de la batterie. Elle sera donc encore bonne, mais considérée usée. 

Puisqu’on charge rarement notre batterie auxiliaire pour van au complet chaque jour, la durée de vie escomptée d’une batterie au lithium est de 15 à 18 ans. Cela varie en fonction de son utilisation, de son entretien et de la température à laquelle elle est soumise (les batteries supportent mal le froid et la chaleur). C’est plus du double de l’AGM, qui ne peut effectuer qu’au mieux 500 cycles environ. Et encore plus que la traditionnelle, qui n’en prévoit qu’au mieux 250. Si on ne pense pas garder notre van aussi longtemps, il faut peser l’impact positif que ça peut avoir sur l’environnement, dont on parlera plus loin. 

Autre avantage des batteries au lithium: elles sont deux fois plus rapides à charger que ses concurrentes.  

Routes du Québec et hors-route: résistance aux vibrations

Yanni Samson a participé au développement des batteries au lithium d’Énergie Volthium. Pour lui, le nerf de la guerre, c’était l’adaptation à l’environnement auquel on est soumis ici, au Québec. En particulier, à nos nids-de-poule. Parce que oui, l’état des routes a des conséquences sur la performance des batteries auxiliaires pour van, peu importe leur type. 

Pour réduire le risque de “free game” dues aux vibrations, qui peuvent être décuplées quand on s’aventure en hors-route, Yanni souligne l’importance du choix des cellules et de l’assemblage interne chimique d’une batterie. 

Si, grâce à ses cellules compressées, une batterie AGM offre une meilleure protection contre les vibrations qu’une batterie traditionnelle, la batterie au lithium d’Énergie Volthium va plus loin. 

« Certaines cellules tolèrent mieux que d’autres de se faire brasser. On a choisi une cellule qui résiste bien aux vibrations. Elle appartient à la famille “prismatique”, qui a l’avantage d’avoir une grande surface de contact pour pouvoir souder au niveau de l’assemblage. En effet, nos cellules, on ne les a pas boltées. On les a soudées, car les boulons risquent de se déboulonner avec le temps. Attention, ce ne sont pas toutes les prismatiques sur le marché dont l’assemblage chimique est bon. Certaines peuvent devenir instables. Ceci dit, on a choisi une prismatique de bonne qualité qui procure longévité. Tout est pensé pour notre environnement. » – Yanni Samson, Directeur des ventes et du développement commercial, Énergie Volthium 

Performance charge et décharge au froid 

Des trois types de batteries, le lithium est la technologie de charge la plus efficace au froid, selon Yanni. Pourquoi y a-t-il une pensée populaire qui va dans le sens contraire? «Parce qu’on sait que le lithium, quand tu le charges sous les zéro degrés Celsius, tu l’endommages de façon irréversible», répond-il. 

Certains fabricants de batteries au lithium ont donc inclus une protection de la charge au froid assurée par le BMS (Battery Management System). Un BMS paramétré de la sorte bloque la charge dès que le mercure descend sous un certain seuil, comme le fait Énergie Volthium. D’autres n’offrent pas cette protection puisque certains marchés, profitant de températures clémentes, n’en ont tout simplement pas besoin. Attention: ces batteries peuvent quand même se retrouver sur le marché québécois. 

Il existe encore mieux. Certaines batteries au lithium sont auto-chauffantes et peuvent être rechargées à n’importe quelle température polaire. Énergie Volthium est la seule compagnie canadienne de batteries au lithium à offrir des batteries auto-chauffantes et la protection contre le froid.

Pour ce qui est de la décharge au froid, disons à -20°C, une batterie traditionnelle donnera environ 50% de sa capacité. Celle au lithium 75%. Et l’AGM, entre les deux.

Une batterie «verte»? 

D’un point de vue écologique, il n’y a pas une batterie parfaite. En attendant la prochaine révolution technologique, il nous faut en quelque sorte choisir le moindre mal. 

Les composantes d’une batterie acide-plomb, incluant l’AGM, sont presque entièrement recyclables. C’est une bonne nouvelle! Ce qui l’est moins, c’est que du plomb, il continue de s’en produire des quantités impressionnantes. En effet, la chaîne d’approvisionnement des fabricants de batteries de ce type ne repose pas entièrement sur les matières recyclées. Puisque le plomb est une matière toxique et polluante, ce n’est vraiment pas l’idéal si on cherche à réduire notre empreinte écologique. 

Le lithium n’est pas sans défaut. Son extraction se fait à partir d’eaux souterraines de lacs salés, dont ceux de la Bolivie. Cela mobilise une ressource importante et fait craindre pour l’équilibre des écosystèmes. Des chercheurs auraient trouvé une façon plus durable de recueillir le lithium et ce, à partir d’eaux usées issues de l’extraction du gaz de schiste qui sont eux-mêmes remplis de lithium. 

Niveau recyclage, contrairement à certains pays qui ne sont pas encore dotés de réseau de récupération de batteries au lithium, le Québec comprend déjà des centres de collecte, dont Lithion. C’est un secteur qu’on devrait voir prendre de l’expansion au cours des dix prochaines années, quand les batteries au lithium atteindront leur fin de vie. 

Une chose est sûre. En doublant la durée de vie de nos batteries auxiliaires pour van, on réduit au moins de moitié notre consommation de ressources. 

Puis, puisque la batterie au lithium fait le tier du poids d’une AGM, on peut se dire qu’on sauve quelques «grenailles» d’émission de gaz à effet de serre. Et de sous, sur le long terme. 

Au final, le choix d’une batterie auxiliaire pour van se fait en fonction de notre consommation d’énergie, de nos ressources et de nos valeurs. Si vous voulez plus d’information et de conseils sur vos besoins électriques, on suggère de contacter Vanlife Mtl dans le coin de Montréal, Pro-Tach à Québec, Batteries & Cie dans le coin de Lévis, Batteries Illimitées à Sherbrooke, Énergie Solaire en Outaouais et Spécialités Électriques à Rivière-du-loup.

En collaboration avec Énergie Volthium